Les sciences infirmières: genèse d’une discipline

“l’infirmière est une femme qui joue un rôle parallèle à celui de médecin, les soins infirmiers étant une « oeuvre de paix qui permet d’unir au génie de l’homme le baume d’une tendresse fraternelle”

Rita MORIN, « L’infirmière au lit du malade », GMCF, juillet 1946, p. 308.

JE republie cette citation tant je suis frappé par la dichotomie entre HOMMES et FEMMES c’est à dire l’identité entre le sexe et le rôle social d’où découle la profession.

L’infirmière est une femme. Le médecin, un homme.

J’y trouve également la possibilité de penser le rôle de la science qui s’affirme comme un « état au dessus » du monde commun, et qui de ce fait agit « verticalement ». On appelerait cela aujourd’hui une action « top-down » en langage des organisations.

Oeuvre de paix : C’est l’aspect « liant » du métier qui est mis en valeur. Aux propriétés féminines sont associés la capacité d’enveloppement, de réduction de la pénibilité induite par l’irruption de la science dans le monde commun. La posture est celle de la grande soeur, donc une forme d’aide qui vient compenser la dureté de l’autorité mais pour mieux l’y contraindre.
Il n’y a donc pas de posture critique.

Les sciences infirmières
Les infirmières forment au Québec le groupe de professionnels de la santé le plus important, largement reconnu par le public. Or, cette reconnaissance n’est pas allée de soi. L’histoire des sciences infirmières, qui s’échelonne sur près de 100 ans, est révélatrice des transformations profondes dans la professionnalisation de la discipline et de l’implication des femmes. D’une formalisation des savoirs tardive à l’émergence d’une discipline académique, les sciences infirmières ouvrent la première grande carrière universitaire aux femmes. Ce livre retrace les enjeux et la genèse de cette nouvelle discipline qu’on appelait alors le nursing. Il permet de mieux comprendre les différentes facettes de l’histoire de l’éducation supérieure durant le siècle dernier et du rôle important qu’y ont joué les Soeurs Grises. Une brillante analyse des processus qui ont conduit de la période de réforme des soins infirmiers à celle de l’instaura-tion de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal.

Yolande Cohen est professeure titulaire au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal. Jacinthe Pepin est professeure titulaire et vice-doyenne aux études à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal. Esther Lamontagne est candidate au doctorat au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal. André Duquette est professeur titulaire à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal.

Les sciences infirmières
genèse d’une discipline
Sous la direction de :
Yolande Cohen,
Jacinthe Pepin,
Esther Lamontagne
et de André Duquette
ISBN 2-7606-1847-1
336 pages • 29,95 $
septembre 2002

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