Appels à contribution pour la revue suisse d’histoire traverse (2/2012) sur les situations de crises dans le domaine des soins infirmiers et de la santé en Suisse.

Appels à contribution pour la revue suisse d’histoire traverse (2/2012) sur les situations de crises dans le domaine des soins infirmiers et de la santé en Suisse.

ANNONCE

PflegeKrisen. Crises des soins
traverse – Zeitschrift für Geschichte. Revue d’histoire 2/2012.

Dès la moitié du 19e siècle jusqu’à nos jours, un schéma discursif a accompagné l’établissement et l’autonomisation des professions des soins infirmiers et de la santé en Suisse : le discours sur les crises des soins (des aspects structurels comme par exemple le manque de personnel) ou sur les crises dans les soins (des aspects de la pratique comme par exemple le manque de temps). Les services des religieux, de la diaconie et/ ou des soins professionnels ainsi que les soins non rémunérés dans le cadre familial couvraient certes les besoins en soins d’une certaine manière; néanmoins différents aspects des conditions de ces soins ont été perçus et interprétés comme étant inacceptables. Ainsi, dans l’optique des revendications de la profession médicale par exemple, des descriptions de crises ont visé d’une part aussi bien les soins prodigués par des fondations religieuses et des institutions de soins infirmiers que les soins familiaux et individuels, d’autre part aussi bien les conditions des soins que le savoir traditionnel et les pratiques.
Comme les activités de prendre soin et de soigner ont été attribuées à la nature féminine et à la sphère privée, aucune autonomie dans les compétences professionnelles n’a été reconnue aux professionnelles en soins infirmiers pendant longtemps et leur savoir n’a implicitement pas ou que marginalement été pris en considération. Ce n’est que lentement et partiellement que les professionnels des soins ont pu obtenir l’autorité socialement reconnue de définir les besoins en soins sur la base de leur savoir (de soignant) et pu acquérir des ressources pour les gérer. Ces restrictions des soins professionnels ont par contre favorisé le développement de conditions de soins difficiles et en même temps leur dénonciation.
La notion de « crise des soins » est utile en tant que catégorie de perception qui comprend aussi bien des situations structurelles et des évènements que la manière de les interpréter. Elle permet un questionnement à différents niveaux : quels sont les éléments qui caractérisent les discours se référant aux situations aiguës ou aux crises des soins à leurs époques respectives ? Quel/les acteurEs les ont influencés et de quelle manière ? Quelles dynamiques ont développé des discours de crise ? Quels problèmes ont été intégrés et lesquels ont été exclus ? Quels développements sociaux, politiques ou spécifiquement professionnels les ont précédés ou déclenchés ? Quelles significations revêtait le terme de crise à l’intérieur de la science des soins, son enseignement et sa pratique ?
Des contributions historiques sur les « crises des soins » dans les dimensions suivantes sont les bienvenues :

Phases de développement : la professionnalisation des soins dans le contexte de l’histoire de la médecine, de la santé, du travail lié au gendre, l’éducation et l’activité professionnelle ;
Perspectives de la perception : de l’extérieur et de l’intérieur, de la culture du quotidien, des positions médicales et sociopolitiques, des avis des experts, professionnels/elles ou auxiliaires dans le secteur des soins ;
Aspects des soins : action indépendante, domaines autonomes et médicalement prescrits, compétences et caractéristiques des soignants, la relation entre la théorie, la science des soins infirmiers et la pratique.
Résumés d’une page maximum à envoyer jusqu’au 15 janvier 2010 à : Sandra Bott (Sandra.Bott@unil.ch) et Sabina Roth (sf.roth@bluewin.ch). Date limite de la soumission de l’article prêt à imprimer de 25’000 à 30’000 caractères : jusqu’au 15 septembre 2011.

Une réflexion sur “Appels à contribution pour la revue suisse d’histoire traverse (2/2012) sur les situations de crises dans le domaine des soins infirmiers et de la santé en Suisse.

  1. Avez-vous encore besoin d’articles? Si c’est le cas, j’ai travaillé en Suisse de 1975 à 1995 à l’ESEI et ensuite donnant des cours d’anthropologie dans une ou l’autre école d’infirmières. J’aurais à vous proposer ma réflexion sur les réticences et les bénefices entre anthropologie-soins infirmiers. en me basant sur cette époque et la réalité socioculturelle de notre monde. Je reste à votre disposition (je vis au Mexique depuis 2001, Professeure dans un Université, j’ai un doctorat en anthropologie de l’UNIL).
    Meilleures salutations,

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