Décès de Rosine Crémieux, infirmière au maquis du Vercors

J’avais cherché en vain le destin de ces infirmières qui avaient été faites prisonnières dans le Maquis du Vercors et réfugiées dans la Grotte de Luire.

Voilà une fois de plus, c’est un avis de décès qui me renseigne sur le sujet.

Dommage…. en tout cas notre histoire professionnelle se trouve mis en lumière et en prenant l’histoire comme source de réflexion et d’enseignement, je vous laisse lire cet article.

« La résistante Rosine Crémieux, l’une des sept infirmières de la grotte de la Luire dans le Vercors en 1944, déportée à Ravensbrück et créatrice de la revue La psychiatrie de l’enfant, est décédée à l’âge de 87 ans, annonce sa famille dans le Figaro.

Née Berheim le 7 octobre 1924 dans une famille juive originaire d’Alsace, elle s’était réfugiée avec ses parents au début de l’Occupation dans la région lyonnaise, où elle avait suivi des cours de secourisme. Elle avait fait partie du groupe des sept infirmières de la grotte de la Luire, dans le massif du Vercors, qui soignèrent des résistants blessés en juillet 1944.

La plupart des résistants soignés dans cette grotte furent tués par la Wehrmacht et les sept infirmières, faites prisonnières, furent expédiées depuis Lyon au camp de concentration de Ravensbrück, où elles arrivèrent le 22 août 1944 après un voyage éprouvant de onze jours.
Affectée dans un kommando (groupe de travail forcé) d’une usine de moteurs d’avions comme tourneuse-fraiseuse, Rosine Crémieux avait saboté plusieurs pièces. Evacuée au printemps 1945 de Ravensbrück lors d’une «marche de la mort» (marche forcée sous la surveillance de soldats armés), elle s’était échappée durant le trajet et avait rejoint les armées alliées avec deux autres infirmières de la grotte de la Luire après une marche de cent kilomètres.

Après la guerre et des études de psychologie pédagogique aux Etats-Unis, elle était rentrée à Paris pour travailler dans différents dispensaires. En 1958, elle avait créé aux côtés de grands psychanalystes, comme Serge Lebovici, la revue La psychiatrie de l’enfant, dont elle était devenue directrice de publication.

Rosine Crémieux avait raconté son expérience concentrationnaire dans «La Traîne-Sauvage», paru en 1999 chez Flammarion.
Elle était officier de la Légion d’honneur et titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 39-45 avec une citation à l’ordre de l’armée et de la Médaille de la Résistance. »

SOURCE : LE DAUPHINE.com ,
http://www.ledauphine.com/faits-divers/2012/09/15/deces-de-rosine-cremieux-infirmiere-au-maquis-du-vercors

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